Une jeune femme lutte pour ses droits
- il y a 6 jours
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Une femme de 22 ans, victime d'un accident de travail entraînant un préjudice corporel, perçoit des indemnités de remplacement de revenus de la C.N.E.S.S.T.
Trois mois plus tard, lors d'un suivi, son médecin décide de ne pas consolider la blessure et de prolonger l'arrêt de travail pour 3 semaines supplémentaires, en confirmant le diagnostic et en prescrivant la poursuite du traitement de physiothérapie.
Cependant, l'employeur estime que la jeune femme est capable de travailler et que, selon le diagnostic, elle devrait déjà être rétablie. Par conséquent, l'employeur remet en question l'avis médical et demande qu'elle soit examinée par un médecin de l'entreprise pour consolider le dossier. La jeune femme reçoit la contestation de l'employeur. Inquiète, elle s'interroge. Elle sait qu'elle n'est pas en état de reprendre le travail. Dès qu'elle marche ou soulève un objet, elle ressent une douleur dans le dos, même lorsqu'elle reste assise plus de 10 minutes dans la même position. Elle craint d'être obligée de retourner au travail malgré la douleur et ses limitations actuelles. Elle ne sait pas quoi faire... Une amie lui parle de l'association des travailleurs et des travailleuses accidentés du Matawin. Elle obtient un rendez-vous avec eux. Ils l'accompagnent et l'informent des démarches à suivre pour faire valoir ses droits, à savoir le droit à la réparation de ses lésions professionnelles, à la réadaptation et à ses indemnités selon la loi des accidents du travail et des maladies professionnelles. Lors de sa rencontre avec l'intervenante de l'association, un organisme communautaire autonome dont la mission est la défense collective des droits des accidentés du travail et des travailleurs non syndiqués, celle-ci lui conseille de contacter immédiatement son médecin au sujet de la contestation de l'employeur. Celui-ci rédigera un rapport plus détaillé pour justifier la durée de l'arrêt de travail et prescrira des évaluations par des spécialistes pour soutenir sa décision.
En outre, la jeune femme est informée qu'elle doit se rendre au rendez-vous médical prescrit par son employeur. Si le médecin expert de l'employeur conclut qu'elle est apte à reprendre le travail, malgré la décision de son propre médecin de continuer les traitements et de lui accorder 3 semaines supplémentaires d'arrêt, elle ne doit pas retourner au travail immédiatement. Elle doit attendre que la C.N.E.S.S.T. lui envoie une demande d'évaluation par le bureau d'évaluation médicale, ou BEM, afin que ce dernier tranche dans ce différend médical. Ensuite, si la C.N.E.S.S.T. prend une décision basée sur l'avis du BEM pour réduire son arrêt de travail, elle pourra déposer une demande de révision administrative auprès de la C.N.E.S.S.T. Malgré la situation, la jeune femme se sent soulagée et entre de bonnes mains. Elle sait qu'en dépit du stress, elle est accompagnée, écoutée, et qu'elle sera orientée vers de bonnes ressources pour faire valoir ses droits dans cette situation.


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